Ce que je pense des impacts écologiques du tourisme

Sophie Tremblay Hiver 2020, J'explore, Jeunesse

Temps de lecture: 4 minutes

Portrait de Sophie, auteure de cet article Jeunesse portant sur les impacts écologiques du tourisme.
À 12 ans, Sophie est la plus jeune chroniqueuse de Zenflo. 
Elle adore voyager et lire des livres fantastiques.

Bonjour! Me voilà avec un troisième article. Cette fois-ci, il porte sur le tourisme, ce qui tombe bien puisque que j’ai étudié ce sujet dans mes cours d’univers social ces deux derniers mois. Bonne lecture!

Le voyage et moi

Le premier vrai voyage au Québec dont je me rappelle était en Gaspésie. On est allé camper sur le bord d’un lac, et monter des montagnes avec des amis pendant une longue fin de semaine, c’était très amusant.

À l’étranger, je suis allée avec ma famille aux États-Unis, à Paris et aussi en Chine. Nous avons séjourné à Paris une semaine entière, en juin 2019. Et le voyage en Chine a duré deux semaines. Je me trouve chanceuse d’avoir fait ces voyages avant le COVID-19.

Je crois que c’est celui de Paris qui m’a le plus marqué, car c’est un énorme foyer touristique.1 Ça m’a donc beaucoup impressionnée de voir autant de gens là-bas: les touristes un peu partout, les files d’attente…

Élodie, 15 ans, est aussi fan de voyages. Elle illustre avec talent les articles de son amie Sophie. Un beau duo!

Les habitudes d’autres cultures

En Chine, j’ai trouvé que les Chinois (pas tous) ne faisaient pas beaucoup d’efforts pour l’environnement. Par exemple, ils utilisent beaucoup de bouteilles de plastique car l’eau du robinet n’est pas très propre, d’après mes sources. Ils sont un milliard: imaginez donc la quantité de plastique gaspillé! Je ne dis pas que c’est tout le monde qui agit ainsi, mais je crois qu’une bonne partie, oui.

Quand j’étais en Chine, j’étais moins mature et vieille pour remarquer les effets négatifs du tourisme là-bas. C’est avec le recul que j’y ai pensé.

Le jour où j’ai réalisé l’impact écologique du tourisme

C’est surtout lors de mes cours d’univers social sur le sujet, à l’automne 2020, que j’en ai pris conscience. Et aussi quand j’ai écouté une vidéo sur Greta Thunberg et qu’on mentionnait qu’elle n’allait plus prendre l’avion. Les avions représentent 2,4% des émissions de gaz à effet de serre. C’est extrêmement polluant.

Ce n’est que vers les années 1960 que le tourisme a commencé à évoluer: 25 millions de touristes. En 2017, on comptait déjà 1 322 millions de personnes qui se déplaçaient pour faire du tourisme! Cette explosion de voyageurs vient évidemment avec des avantages et… des inconvénients.

Il faut savoir que le tourisme génère des sources variées de pollution. Comme la surconsommation de ressources limitées telle l’eau potable. Dans certains hôtels, on lave plusieurs serviettes par jour, on remplit les piscines et on arrose les plantes avec de l’eau potable.

Tourisme de masse et pollution visuelle

Quand il y a beaucoup de touristes à la même place (tourisme de masse2), cela peut avoir pour conséquence la détérioration de milieux naturels. Car pour accueillir tous ces touristes, il faut construire des routes et des hôtels. Ce qui provoque la dégradation de milieux naturels et l’habitat de certains animaux.

Il y a aussi le problème de la pollution visuelle, avec les aménagements pour les touristes qui rendent le paysage moins beau. Comme de grands hôtels construits sur une belle plage tropicale.

Des solutions et avantages?

Heureusement, il y a aussi des solutions et des avantages! Le grand nombre de touristes peut inciter les régions à construire des infrastructures pour protéger la nature, comme la construction de passerelles sur des plages en dégradation.

Il existe aussi des modes de tourisme pour voyager durablement. Le tourisme durable consiste à réduire la pollution et la surconsommation.

Une bonne solution est de ne pas privilégier des hôtels ou restaurants multinationaux, car le problème est qu’ils ne favorisent pas l’économie du pays où ils sont situés. Par exemple, il y a un hôtel d’origine américaine dans un pays en développement comme le Mexique, et l’argent qu’a gagné l’hôtel va aux États-Unis et non au Mexique. Donc ce n’est vraiment pas une bonne chose.

Avec ma famille, nous aimons beaucoup manger local en voyage, c’est bien plus amusant que d’aller au McDo. Pour les transports, on n’a pas le choix d’aller à l’étranger en avion. Mais une fois en ville, nous prenons le métro ou le bus.

Ce que je souhaite pour le tourisme de demain

Ce qui est important pour moi, c’est vraiment l’environnement. J’aimerais beaucoup que le voyage ne fasse plus aucune pollution. Car les dégâts du tourisme sur l’environnement sont gros, environ 8%. Je ne dis pas d’arrêter de prendre l’avion et tout. Mais de faire des efforts petit à petit. Commencer à polluer moins lors de notre voyage et privilégier les entreprises locales.

Voyager est tellement amusant et plaisant que ce serait triste de s’en priver!

Merci d’avoir lu mon texte, j’espère que ça vous amènera à réfléchir sur le sujet. À bientôt pour un nouvel article!

Sophie

Définitions fournies par l’auteure

1 foyer touristique: lieu qui accueille beaucoup de touristes.
2 tourisme de masse: quand il y a beaucoup de touristes à la même place.

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