Jeune enfant souriante : elle a une boîte à outils qui l'aide dans la gestion de ses émotions

Communique positivement tes émotions (1ère partie)

Florence Bourg Été 2020, Je prends soin de moi, Jeunesse

Temps de lecture: 3 minutes

Parler en mode «girafe» ou en mode «chacal»

Boîte à outils adaptée aux enfants pour dénouer une tension

Tom est déçu, il aurait aimé jouer avec son grand frère mais celui-ci est resté toute la journée dans sa chambre à écouter de la musique. Et puis son père lui a reproché de ne rien faire alors qu’il ne voit pas tout ce qu’il fait, justement. Et Tom a juste envie de sa liberté. Il se sent frustré, mais il sait que s’il en parle, ça va mal tourner. T’arrive-t-il de garder beaucoup d’émotions en toi, sans réussir à en parler?

Voilà des outils pour bien vivre ce genre d’événements de tous les jours. Des trucs pratiques pour «faire sortir le méchant», pour avoir de meilleures relations avec les autres et te sentir mieux, tout simplement.

J’aime, j’aime pas

Un truc simple pour vider ton cœur: réfléchis à qui tu aimerais en parler. Qui en ce moment est assez disponible pour discuter avec toi? Et propose-lui de jouer à «J’aime, j’aime pas.»

Tu peux commencer par lui dire: «J’aimerais te parler de ce que j’ai aimé de ma journée et de ce que j’ai moins aimé. Ensuite, à ton tour. D’accord?»

Pour discuter sans s’énerver, tu as le choix et ton interlocuteur aussi: parler en mode «girafe» ou en mode «chacal».

Le chacal

  • Il a les oreilles couchées et un sourire sarcastique. Le nez tourné vers le nombril, il s’écoute parler et veut avoir raison.
  • On a tous un peu appris à «parler chacal» pour se défendre. Et quand ça nous arrive, on ressent ensuite un malaise.
  • Le langage du chacal fait porter à l’autre la responsabilité de ce qu’il s’est passé : «C’est de ta faute! C’est toi qui me mets dans cet état! Tu me fais toujours des reproches! Tu n’as rien écouté encore une fois!»
  • Dans la peau d’un chacal, on interprète les faits et gestes de l’autre, on généralise, on fait la morale, on accuse, on culpabilise, on fait du chantage.

La langue «chacal»

Agir en chacal n’apporte rien de positif. L’autre nous énerve, on voit rouge et on perd la connexion avec ce que l’on pense vraiment. On se vexe, on prend cela «personnel». Il n’y a plus de réelle écoute. On ne donne pas une réponse, mais une réaction. Cela nous éloigne des autres et cela peut même aller jusqu’à couper la relation.

Tournées vers soi, les oreilles de chacal peuvent même nous faire du mal. On se dévalorise : «Je suis nul!»; «La honte!»; «Je n’arrive jamais à m’exprimer.» On peut ressentir de la peur, de la tristesse, de la frustration, de la déception…

Bien-sûr, c’est un portrait exagéré, rien n’est tout noir ou tout blanc.

Et, surtout, tu as le pouvoir de ne pas te mettre dans cet état négatif si tu choisis de parler «girafe».

La girafe

  • Son long cou lui permet d’observer les situations avec une certaine distance.
  • Ses cornes recouvertes d’un duvet sont deux antennes aux aguets, et qui perçoivent et suivent leur intuition. Elles représentent sa sensibilité, son empathie.
  • Son corps tacheté symbolise qu’elle est unique.
  • Ses sabots à talon lui permettent de s’affirmer.

La langue «girafe»

As-tu déjà entendu parler une girafe?
Contrairement aux apparences, elle n’est pas muette. Le «langage girafe» est celui du cœur, de l’ouverture. La girafe a en effet un gros cœur de 11 kg!

Lorsque je me mets dans la peau d’une girafe, je suis relié.e aux autres.
Alors que si je parle et agis comme un chacal, il y a de fortes chances pour que je me retrouve seul dans mon coin, malheureux.
La girafe n’a pas besoin de mots ni de sons pour s’exprimer. Sa communication se manifeste dans sa simple attitude à être là, attentive, présente à l’autre, sans rien attendre en retour.

Évidemment la description de ces deux modes d’expression est plutôt exagérée. On a tous un peu des deux, selon notre état du moment et selon la situation.

Alors, girafe ou chacal, que préfères-tu?

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Poursuis ta lecture et télécharge des outils adaptés aux enfants pour la gestion des émotions dans la 2ème partie.

Pour le parent

C’est Marshall B. Rosenberg, créateur de la communication non violente (ou CNV), qui décrit l’image de la girafe et du chacal pour illustrer nos modes de communication dans son livre Les mots sont des fenêtres ou bien des murs. Procurez-vous le en utilisant l’un des liens ci-dessous pour encourager la mission de sensibilisation du magazine Zenflo.

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Bonne lecture!